Chico a obtenu gain de cause ! (et nous avec lui)

Chico avec son nouveau passeport à côté de M. Zaphiropoulos, le conseiller juridique du Kinoniko EKAV, qui l’a soutenu dans ses démarches juridiques

Chico passport photo

La juridiction de deuxième instance pour les réfugiés a accepté la demande d’asile de Chico Nseki, qui a vécu un calvaire après le rejet de sa première demande d’asile en février 2023. Réfugié congolais, il a assisté au massacre de sa famille, puis, au cours d’une longue Odyssée, a connu la mendicité, un naufrage, la vie d’un sans abri avant d’arriver en Grèce et d’être accueilli dans un Centre d’accueil du Kinoniko EKAV.

Ses yeux, son visage ont pu sourire à nouveau. Il nous a dit que le Foyer était sa nouvelle maison et que nous tous étions sa nouvelle famille. Chaque jour il s’est battu pour apprendre, aider, devenir meilleur. À 18 ans, il a quitté le Centre d’accueil du Kinoniko EKAV et a pris sa vie en main. Il a trouvé du travail et a loué un appartement avec un ami.

Mais son sourire a disparu quand sa demande d’asile a été rejetée pendant l’hiver 2023. Cette décision a fait l’effet d’une bombe pour tous les travailleurs du Kinoniko EKAV. Ses professeurs à l’école, ses collègues de travail, les formateurs du programme éducatif de la Scène lyrique nationale, auquel il a participé en 2022, n’ont pu comprendre la logique – ou plutôt l’absence de logique – sous-jacente à cette décision. Tous ensemble, nous avons tenté de soutenir Chico, de montrer que ce jeune homme a un droit absolu à l’asile.

Chico a finalement obtenu gain de cause, parce qu’il a eu la chance d’être soutenu par de nombreuses personnes qui ont réussi à faire annuler une décision absurde qui avait refusé ce qui allait de soi. Pensons à tous les jeunes gens et jeunes filles, à tous ceux qui se trouvent parmi nous, sans un réseau de soutien, et sont réduits à errer comme des fantômes.

Chico maintenant poursuit le cours de sa vie et, pour la première fois, se sent en sécurité. Il a suivi une formation d’électricien et peu à peu trouve sa place dans notre société. Il voit que tous les efforts accomplis depuis des années portent leurs fruits. Et nous savons que, lui rendre justice, c’est aussi nous rendre justice. Nous remercions tous ceux qui se sont soucié de lui et l’ont entouré de leur affection ; ceux qui traduisent leur affection en acte parce que, pour eux, la solidarité n’est un concept abstrait et démodé mais le fondement de notre société.

 

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