Certaines personnes nous montrent qu’il existe autre chose que des Κamena Vourla

Vendredi 25 septembre. Six jeunes du foyer de mineurs isolés Néfélé 1 visitent le temps de Poseidon au cap Sounion. Leur enthousiasme est indescriptible. Ils sont impressionnés par le temple, la nature, le site magique, posent sans cesse des questions, sont frappés par les récits mythologiques qu’on leur raconte sur place. Ils sont pris en photo. Ils savourent l’instant puis vient l’heure du départ.
Comme elle a coutume de le faire pour chaque sortie éducative, l’équipe propose une pause avant le départ pour le Pirée où se trouve le foyer. Alors se produit quelque chose d’inattendu et émouvant. Nous sommes assis dans une petite taverne où nous commandons des jus de fruit pour les jeunes. Une famille installée à la table d’à côté s’intéresse à notre groupe. Ils nous regardent, s’étonnent. Nous sommes habitués à de telles réactions chaque fois que nous partons en excursion. Notre groupe hétéroclite attire souvent les regards, pas toujours bienveillants. Nous sommes habitués à être rejetés et mis à l’écart par les gens autour de nous.
Cette fois pourtant c’est différent. Ils s’approchent de nous, veulent en savoir plus sur les enfants. Ils manifestent seulement de la compassion et de l’affection. Monsieur G. fête ses soixante-dix ans. Il parle aux jeunes, appelle son petit-fils. Et se déroule alors la plus belle des scènes. Les enfants se mettent à jouer, notre affection nous rapproche. M. G ému sent que cette rencontre n’est pas le fait du hasard. C’est un cadeau pour son anniversaire. Il offre à tous les enfants à manger, une boisson fraîche et une autre femme assise à la table d’à côté leur apporte des glaces.
Ils nous invitent à leur table et veulent connaître l’histoire de chaque enfant. Ils veulent connaître la situation des mineurs non accompagnés, proposent d’apporter leur aide. « Si vous avez besoin de quelque chose, appelez-nous. Nous serons là. Venez chez nous, nous ferons la cuisine pour les enfants. Nous nous installerons tous ensemble dans la cour et les enfants joueront avec nos petits-enfants … Ce ne sont pas des paroles en l’air… Vous pourrez compter sur nous en cas de besoin… Nous ne vous oublierons pas. C’est un signe du ciel. »
Nous n’en revenons pas… Nous sommes émus. Nous ne pouvions nous attendre trouver là une telle chaleur humaine. Ce sont de tels instants qui nous donnent de l’espoir. Ce sont ces personnes-là qui nous montrent qu’existe autre chose que des Kamena Vourla et des réactions de haine. Il y a aussi des gens qui aiment tous les enfants du monde et nous poussent à continuer d’espérer !
Nous vous remercions du fond du cœur.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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